Clarisse Rebotier est une plasticienne photographe française qui vit et travaille entre Paris et le Maroc dont sa famille est originaire.
Après une formation initiale en langues, philosophie et littérature en classes préparatoires jusqu’à la recherche universitaire, puis cinq années consacrées à l’écriture et à la mise en scène théâtrale, Clarisse Rebotier se tourne vers la photographie.
Depuis quinze ans, elle développe une pratique immédiatement reconnaissable. Ce qui caractérise d’emblée sa démarche est le recours à la mise en scène pour documenter le réel. Elle aborde des sujets sociétaux et environnementaux par le biais de fictions dont le registre est en équilibre fragile entre la réalité et la fable, l’humour et la tragédie. Son travail nous parle d’identité, de diversité humaine et de rapport au vivant. Elle crée des décalages qui invitent à repenser notre condition. Son œuvre crée des liens entre individu et environnement, singularité et collectif.
Selon les sujets, Clarisse Rebotier renouvelle sa pratique artistique. Elle varie les supports et les techniques qu’elle associe à la photographie : installations, taxidermie, plumasserie, entomologie, ostéologie, danse... Cette approche pluridisciplinaire lui permet de combiner le documentaire, l’intime, les expérimentations techniques et la science.
L’artiste est également écrivaine.
Membre de Divergence, ses travaux ont fait l’objet de dizaines d’expositions privées et institutionnelles et de publications en France et à l’étranger. (Musée de l’Homme, Paris Photo, Gaîté Lyrique...)
Portrait : Extrait du documentaire Bestialement photogénique, ARTE 2026. Graef Productions.
UN DOCUMENTAIRE SUR ARTE TV, 2026
Un documentaire de 26min consacré à l’œuvre de Clarisse Rebotier est en cours de diffusion sur la chaîne de télévision ARTE.
Voir l’article sur ARTE MAGAZINE
Productions : Graef screen productions, Berlin
Prise de vue lors du tournage, show room République, galerie Hegoa, 2025.
EXPOSITION au festival off D’ARLES 07.07-11.07.2026
La galerie XII et la galerie Hegoa présentent TERRES TRAVERSÉES :
Exposition collective avec Mélanie Challe, Sabatina Leccia, Jeanne Raingeard, Susanne Wellm, Sophie Zénon.
30 rue des Suisses, 13200 Arles
France Télévisions-FRANCE INFOS-Culture
Rencontres de la photographie d'Arles : cinq échappées dans le festival Off
par Christophe Airaud, rédacteur en chef de France info-culture.
Ils sont 200 à présenter leur travail. Choix de cinq galeries à ne pas rater.
1 La fragilité chez Galerie XII et Hegoa
C'est une galerie à deux têtes qui est arrivée à Arles. La Galerie XII et la galerie Hegoa se sont liées pour présenter, dans le Off, leurs artistes. Six femmes, six artistes, dont cinq photographes. Nathalie Atlan Landaburu résume l'importance d'être présent à Arles pour une galerie en ce début de juillet. "C'est un peu comme le film est à Cannes ou le théâtre est à Avignon, la photographie est à Arles, c'est-à-dire que c'est un rassemblement et on aime y partager nos expériences, on est content de présenter nos artistes". Valérie-Anne Giscard d'Estaing, fondatrice de la Galerie XII, de renchérir : "À Arles, on présente des artistes qu'on suit toute l'année, qu'on a exposées pas mal à Paris, y compris à Art Paris. Mais qu'on veut montrer dans un contexte différent, à un public différent." En juillet, à Arles comme dans les foires, les collectionneurs viennent chercher des surprises.
Le thème de l'exposition est la fragilité de la nature, ainsi définie par Valérie-Anne Giscard d'Estaing : " La nature devient un manifeste de la poésie", dit-elle. Au côté de Sophie Zénon et ses images brodées d'or vieilli et de soie noire, où toute la délicatesse de la nature devient encore plus visible, se trouve le travail de Clarisse Rebotier. Des plumes, des feuilles, des pierres sur lesquelles est imprimé un tirage argentique rehaussé à l'or acrylique. Délicatesse encore. Mais l'image raconte l'assèchement définitif du désert marocain à Ouarzazate, à 1 000 mètres d'altitude. Les objets sont glanés et l'image est capturée au même endroit. "Je connais les lieux depuis mon enfance, je sais où il y avait de l'eau avant." Clarisse utilise l'or pour réparer comme dans l'art japonais, le Kintsugi "jointure en or" restaure des objets cassés, abîmés, non pas en dissimulant les fêlures, mais en les sublimant avec de l'or. "L'objet réparé est plus cher ou a plus de valeur que l'objet neuf. Et donc moi, symboliquement, je répare la terre et je rehausse alors pour signifier l'absence de l'eau. Voilà, c'est l'or et le souvenir de l'eau." Délicatesse et fragilité. Publié le 09/07/2026
