À venir du 1er au 28 juillet 2019… aux Rencontres d’Arles.

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La série « 2054 » de Clarisse Rebotier est OVNI de la photographie plasticienne : en 11 tableaux, le choc est simultanément visuel et émotionnel. Une atmosphère de fin du monde. Des rats, aux airs humains — trop humains — errent seuls sur une Terre dévastée, vidée de toute vie.

Concrétisation d’un travail de réflexion et de mise en œuvre qui a duré plusieurs mois, la série a été conçue au sein du service de taxidermie du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, aux côtés de Christophe Gottini, responsable de l’atelier. Car ce travail est aussi un hommage artistique à la taxidermie muséale.

Les enjeux techniques de réalisation allient ici taxidermie et photographie car « ils sont intimement liées dans le travail de Clarisse Rebotier. Comme elle le souligne, « la fragilité des corps et de l’instant présent sont des préoccupations au cœur de la condition humaine », et c’est l’objet de cette œuvre.

Les mises en scène sont ainsi criantes de vérité : les rats deviennent sous nos yeux des êtres de vie, tragiques et humains, portés par le désespoir. Nous sommes troublés par tant de proximité avec ce que nous sommes, retrouvant, dans les corps en mouvement et les gestes des rongeurs, les mêmes attitudes que les nôtres. Le trouble est total à découvrir une même humanité, une même âme, alors que nous les considérons, en Occident, comme des vecteurs de maladie ou de dangerosité sanitaire, que leur prolifération suscite peur individuelle et angoisse collective, et que, surtout, de nombreuses connotations péjoratives émaillent notre langage et notre Histoire…

Les rats ont toujours occupé une place symbolique dans l’imaginaire collectif, et la série 2054 est une construction narrative fascinante et expressive de nos propres fuites, face au naufrage imminent.

Mêlant humour et tragédie, ce memento mori[1] satirique s’inspire des danses macabres, et nous rappelle en creux à notre finitude. Parce que, même s’ils sont morts et se contorsionnent, ces rats ont un petit quelque chose de mignon… Ils sont comme nous : beaux et tragiques à la fois.

De cette série, il est édité un portfolio exceptionnel tiré à 100 exemplaires,

signés et numérotés par l’artiste.

Format 270 x 360 mm

Imprimé sur papier de création Arcoprint premium extra white 250g

Série de 11 images

Portfolio livré sous pochette marquée à froid

Production : Hemeria

Traitement des images : Printmodel®


[1] « Souviens-toi que tu vas mourir »